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La proximite en action

AS Entreprises organise chaque année en février des rencontres délocalisées avec ses adhérents. Cette année, le Bureau de l’Entrepreneur et la loi de finances étaient à l’honneur.

De gauche à droite : Aurélien Lemouton, François Dommange,
Marie-Odile Devresse, Patricia Dhyèvre, Benjamin Pérardel
et Gilles Pellerin, intervenants lors de la réunion à Châlons.

L’association de comptabilité et de gestion AS Entreprises a inscrit la proximité dans ses gènes. Elle la cultive de différentes manières tout au long de l’année, notamment à travers le temps fort des "rencontres adhérents".

Elle organise en effet huit rencontres délocalisées pour échanger avec ses adhérents sur des thèmes techniques, répondre à leurs préoccupations et présenter des nouveautés.

Les membres des conseils des utilisateurs, élus localement, tiennent à ces rencontres organisées près de chez eux et qui leur permettent de dialoguer avec le directeur délégué et les experts d’AS Entreprises.

Cette année, ils ont choisi de parler de la conjoncture économique, des services à leur disposition dans le Bureau de l’Entrepreneur et de la nouvelle loi de finances.

Une entreprise en forte croissance

Alors que la crise frappe de plein fouet les entreprises, Gilles Pellerin, directeur délégué, est heureux d’annoncer qu’AS Entreprises est en phase de croissance avec 100 nouveaux adhérents en 2013 dont 60 dans les secteurs agricole et viticole et 40 chez les artisans, commerçants et services. Ce développement a nécessité l’embauche de deux comptables.

Depuis trois ans, AS Entreprises a connu de nombreux changements : nouvelle chaîne comptable, nouvelle offre de service, nouvelle organisation interne. En 2014, une fois ces changements maîtrisés, l’entreprise souhaite dégager du temps à ses collaborateurs pour le consacrer à l’accompagnement des adhérents dans la gestion de leur entreprise et de leurs projets. Ainsi, la remise de résultats sera réorganisée et effectuée avec des documents plus dynamiques pour valoriser ce temps privilégié d’écoute des préoccupations de l’exploitant.

Par ailleurs, la création d’outils de prévision de résultat et de trésorerie, utilisés par l’adhérent lui-même s’il le souhaite ou avec l’aide de son gestionnaire conseil, permet de se projeter sur l’avenir et de prendre des décisions avec davantage de sérénité. La prévision peut servir par exemple à gérer les excédents et les déficits de trésorerie, gérer les charges, optimiser le résultat d’un point de vue fiscal et social et plus globalement contrôler la viabilité de l’entreprise.

"Ces moments d’échange entre comptable ou conseiller et adhérent sont très importants pour nous", assure Gilles Pellerin. Nous souhaitons les renforcer car cette relation de proximité est le moyen d’accompagner efficacement nos adhérents en répondant au mieux à leurs attentes". Cet accompagnement passe également par une large offre de formations pour aider les exploitants à gérer leur entreprise, à anticiper les changements réglementaires et pour favoriser les échanges de pratiques.

Cette offre touche des domaines aussi variés que la comptabilité et la gestion, la gestion du personnel, la démarche commerciale, les relations humaines. Elle est proposée en partenariat avec d’autres organisations professionnelles agricoles, et accessible dans le bureau de l’entrepreneur (Outils / Ma formation).

Bureau de l’Entrepreneur : une richesse à redécouvrir

Si les conseils locaux des utilisateurs ont souhaité qu’une présentation du bureau de l’entrepreneur soit réalisée dans ces réunions, c’est qu’ils s’aperçoivent que cet extranet, véritable bureau virtuel, est "une mine d’or sous-exploitée par les adhérents". En effet, l’exploitant y trouve à la fois des informations, des outils et des données personnelles sur son entreprise.

Du côté des informations, la palette est large, de la règlementation (fiscalité, juridique, Pac, environnement…) à la météo, en passant par les lettres d’informations Actumarne et repères, des chiffres utiles, des références économiques, les cours et marchés, le bulletin de santé du végétal et plus récemment la convention collective des employeurs de main-d’oeuvre agricole (polyculture et élevage).

L’offre d’outils d’aide à la décision est aussi très large : des calculettes (Pac, TVA, emprunts, Cipan…), la quittance de fermage, le facturier, le calcul du coût d’utilisation d’un matériel et des outils plus complexes tels que Ma compta, Ma Gestion (prévision de résultat et de trésorerie), ou Agrinext pour raisonner la commercialisation des grandes cultures.

Des utilisateurs soulignent l’intérêt de ces outils qui conservent l’historique des calculs d’une année sur l’autre. "On n’est pas obligé de tout ressaisir chaque année" entend-on dans la salle.

Le Bureau de l’Entrepreneur permet également de stocker les données de l’exploitation (identifiants de l’entreprise, assolement, bilan et compte de résultat). "Le bureau de l’entrepreneur a été conçu pour et avec nos adhérents", conclut Gilles Pellerin. "Il doit devenir pour l’exploitant un véritable outil au quotidien et un moyen de travailler de façon collaborative avec son comptable et son conseiller d’entreprise".

Une loi de finances qui pèse sur les revenus

La nouvelle loi de finances n’apporte pas de réformes d’ampleur mais plutôt une somme de petites mesures qui se conjuguent pour augmenter la pression fiscale tant du point de vue général que sur les revenus professionnels. Au niveau de la fiscalité agricole, les principales mesures concernent la déduction pour investissement (DPI), l’assiette de cotisation de l’associé exploitant, les plus-values sur cessions de valeurs mobilières, les plus-values immobilières et bien sûr la modification des taux de TVA.

Il est à noter que la FDSEA de la Marne, épaulée par AS Entreprises s’est battue pour que les installations et bâtiments affectés à la méthanisation agricole soient exonérés de taxe foncière. La profession, appuyée par la région Champagne-Ardenne, a obtenu une exonération facultative de cinq ans à compter de 2015, soumise à trois conditions.

L’activité de méthanisation doit utiliser plus de 50 % de matières premières issues d’exploitations agricoles. L’exonération doit être votée en délibération par les collectivités territoriales avant le 1er octobre 2014 pour une exonération au 1er janvier 2015. Une demande doit être effectuée aux impôts avant le 1er janvier 2015 (déclaration spécifique).

L’exonération pourra être obtenue dès la première année d’imposition. Nous reviendrons plus en détail sur l’ensemble de ces mesures dans une prochaine Marne Agricole.

Par Carole Meilleur
cmeilleur@fdsea51.fr

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